Accueil > Focus News - Sectoriel  >  Les étapes clés d’une reprise d’entreprise

Focus News

14 juin 2019
SECTORIEL

Les étapes clés d’une reprise d’entreprise

La reprise d’une entreprise fait appel à des intervenants différents. Cela s’inscrit donc dans un calendrier spécifique et prend un certain temps. En général, la durée entre le début de la procédure de recherche de la cible et le closing est en moyenne de 6 à 12 mois.  Voici le déroulement d’une opération de reprise.


Faire un premier diagnostic de la cible


Les entreprises potentiellement les plus intéressantes pour un repreneur sont rarement exposées sur Internet ou dans un journal d’annonces. La plupart du temps l’acquéreur disposera d’informations limitées sur les éventuelles structures qu’il pourrait être amené à reprendre. En général, il a soit accès à une base de données limitées, soit aux données financières des trois dernières années sous forme de bilans et de comptes de résultats simplifiés.

 

L’enjeu est donc, à partir de ces données partielles, d’arriver à porter un jugement efficace sur les cibles potentielles. Mais surtout d’éliminer les affaires à ne pas retenir !

 

Premiers contacts avec le(s) cédant(s)


Lorsque les cibles sont identifiées, le repreneur potentiel doit prendre contact avec les éventuels cédants. Le but : manifester son intérêt.

 

Plusieurs dossiers devront probablement être menés en même temps si le repreneur est attiré par plusieurs structures. En général, un des dossiers se dégage rapidement dans l’esprit de l’acquéreur sur lequel il se projette plus aisément.

 

Evaluation du prix


L’évaluation du prix et les négociations se déroulent entre l’acquéreur et le cédant. Le prix reste provisoire jusqu’à la signature de la lettre d’intention et la validation de audits menés par les conseils de l’acquéreur.

 

Signature de la lettre d’intention


Pour parler de la lettre d’intention, on utilise souvent le terme LOI (Letter Of Intent) même hors du contexte anglo-saxon. La signature de celle-ci est engageante pour les deux parties. Les grands éléments issus des négociations y sont inscrits. Toutes les modalités de modification de ces points nécessitent soit des mentions spécifiques dans la lettre soit un accord partagé entre les parties.

 

La signature de la lettre d’intention représente souvent la fin d’un temps de négociation assez long et prenant pour les différentes parties. A la suite de cela s’ouvre une période d’approfondissement de la connaissance de la cible et du cédant.

 

Lancement des audits


La lettre d’intention correspond à une réelle volonté des deux parties de mener à bien la reprise. La signature peut être parfois tendue car les éléments de la négociation se définissent à ce moment-là.

 

A la suite de la signature de la lettre d’intention, les cédants ont souvent la possibilité d’ouvrir leurs comptes et de présenter leur organisation interne. Ainsi les différents intervenants (experts-comptables, avocats, spécialistes… ) peuvent réaliser des audits (financiers, sociaux, juridiques, commerciaux…).

 

Le Business plan de reprise


Le business plan de reprise concerne l’ensemble de l’opération. Il est destiné à la fois au repreneur et aux financeurs.

 

Si on prend l’exemple d’un projet de reprise d’une structure comprenant la société-cible, sa holding et sa SCI : Le repreneur doit fournir 3 comptes de résultats prévisionnels et 3 plans de trésorerie, 1 pour chaque structure.

 

Dans les comptes prévisionnels devront notamment apparaître les apports en trésorerie personnels du repreneur, le montant du capital initial, le montant des comptes courants des actionnaires, les emprunts sollicités…

 

Même si elles sont très importantes, les données financières ne suffisent pas à monter un business plan. Le repreneur se doit de présenter l’étendue de son projet, une étude sur la concurrence, ses capacités pour réussir, ses appuis…

 

Recherche de financement


La recherche de financement coïncide avec la présentation du business plan. En fonction du financeur rencontré ou de la personne certains aspects du business plan seront plus ou moins mis en avant.

 

Le protocole d’accord


La signature du protocole d’accord peut intervenir à différents moments dès que les audits ont pris fin. C’est-à-dire lorsque la fixation du prix et des conditions de garantie sont définitives. Le protocole d’accord indique la suite du calendrier à venir et il devient un engagement des deux parties d’aller au terme du processus de reprise.

 

Dans certains cas, il peut arriver qu’à cette étape le cédant se retire de l’opération et qu’il ne soit donc plus vendeur.

 

La mise en place du montage juridique


Peu de temps avant la cession définitive, le repreneur doit mettre en place le montage juridique. Le but : être prêt au moment de la signature des actes d’achats.

 

Il faut donc procéder à l’immatriculation, à la libération de l’apport personnel et à la demande du déblocage du prix de vente.

 

Le Closing


L’opération d’acquisition touche enfin à son terme !

 

Il s’agit des actes de cessions d’actions, de la modification éventuelle des statuts de la société, de la signature de la version définitive de la garantie de passif et d’actif ainsi que la garantie de la garantie.

 

C’est à partir de cet instant qu’une nouvelle aventure commence !



Suivez-nous
Appelez-nous
03 81 607 607
Newsletter Contactez-nous
© 2015-2021 La Comptabilité • Tous droits réservés
Plan du siteMentions légales

Conception graphique : Staccato
Développement : Jordel Médias